24 heures pour ALEPA
Grâce à votre participation, le montant final des dons est de 1 500,00 €.
MERCI.
Guillaume Laroche : Plus loin, plus longtemps...

Après les 24 heures de Saint Maixent l'Ecole, retour sur le trail avec comme objectif majeur le Grand trail du Vulcain et l'Ardennes Méga
Trail.
Grâce à votre participation, le montant final des dons est de 1 500,00 €.
MERCI.
29 janvier: trail du miosson, 24 km: pas la forme!
11 février: reconnaissance 1 000 marches, 40 km, 1 000 m dénivelé +/-: magnifique reco par -13°c
4 mars : trail du Vulcain 72 km, 2900 m dénivelé +/-: finisher en 10h 04 min
15 avril: Chemins du Mellois
Retour sur l’ultra en ce premier dimanche du mois de mars et cette année, je mets de côté les épreuves sur routes pour me consacrer uniquement au trail. Avec les copains du club, nous avions donc choisi l’ultra trail du VULCAIN au beau milieu des volcans d’Auvergne. 74 km, 2800 m de dénivelé +. Certes, ce n’est pas encore la haute montagne, mais déjà le décor est magnifique.
Nos sommes arrivés le samedi et nous logeons dans un sympathique gîte situé à une vingtaine de minutes de Volvic. L’après midi, nous profitons du trail de vénus auquel participe Sophie et Lydie pour faire un petit footing très léger. Le soir, nous consacrons un peu de temps à la préparation de notre sac et de nos vêtements pour le lendemain. Dans l’après-midi, il a fait relativement doux, mais quand nous sommes rentrés en début de soirée, les températures avaient vite chuté. Comment s’habiller pour la course ? Telle est la question que je me pose…
Autant pour le haut, la question était réglée, mais pour le bas je suis hésitant. Au début, j’étais parti sur un corsaire avec mes chaussettes de compression, puis Kiki m’annonce qu’il prend son cuissard. Je fais confiance à son expérience et décide d’opter pour la même solution.
Après un bon repas préparé par le propriétaire du gîte, nous nous couchons vers 22h. Comme à mon habitude, la veille d’une grande course, je dors peu. 2h pas plus. Il faut dire que toutes les 5 minutes, j’entends la chaudière se mettre en marche.
4h15, c’est enfin l’heure de se lever. Tout le monde est relativement silencieux. Nous arrivons 20 minutes avant le départ, le temps de faire quelques photos avec les copains et de raconter
quelques blagues (n’est ce pas Vincent).
6h, le départ est donné. C’est parti pour de longues heures sur les chemins. Tout de suite, nous entamons une longue côte, ce qui permet d’étirer le peloton. Je suis parti avec Kiki, Gilles et Vincent. Rapidement ce dernier ne suit pas et préfère décrocher. C’était convenu comme ça. On part ensemble puis après c’est chacun sa course.
La partie sur bitume me parait très longue puis enfin nous arrivons sur des chemins. Mais pas encore de grosses difficultés à l’horizon. Juste une ou 2 montées, histoire de se mettre en jambes. Gilles profite de ce début de course très roulant pour une première pause technique (du coup, je ne le reverrai pas avant la montée du Puy de Dôme).
La redoutable côte de la Louchardière se présente enfin à nous. Elle est très longue et surtout très pentue. Les bâtons sont indispensables. A ce moment de la course, je suis plus rapide que Kiki dans les montées et je me retrouve donc aux avants postes. Je ne regarde pas le sommet, je sais que cette montée sera difficile. Devant moi, un trailer à réussi à trouver deux branches d’arbres qui lui font office de bâtons. Sur la fin, j’ai légèrement mal aux mollets et je gère tranquillement. Au sommet, j’attends Kiki qui n’est pas loin. J’aurais très bien pu partir car il est bien meilleur descendeur que moi dans les descentes et il m’aurait rattrapé. Après la descente, nous continuons sur un bon rythme et nous doublons pas mal de coureurs. J’ai un peu de mal à suivre et je laisse partir Christian. Le 1er ravito n’est pas loin et je sais que je vais le retrouver. De temps en temps, nous avons des parties très boueuses suite à la fonte de la neige tombée en abondance. D’ailleurs, nous rencontrons quelques portions enneigées.
Km 23, j’arrive en fin au ravitaillement. Je ne remplis pas ma poche à eau. Par contre, je prends le temps de manger. Cantal, saucisson et des Tucs, puis le traditionnel coca/sel pour éviter les
crampes. Kiki traine un peu (tiens comme d’hab’, dirait Alain…). Il est arrivé avant moi et je suis prêt à repartir avant lui. Je l’attends de nouveau, car il ne va pas tarder à reprendre les
chemins. Nous reprenons, notre rythme. On aperçoit au loin le Puy de Dôme qui sera notre prochaine grosse difficulté. Le sol est toujours extrêmement glissant et il faut faire très attention et
ne pas se laisser déconcentrer. C’est bien là le problème. Au 28ème km, je glisse et je me retrouve par terre dans la boue. Une petite chute de rien du tout me direz-vous. Oui, sauf
qu’en me réceptionnant, j’ai les 2 premières phalanges de l’auriculaire de ma main droite qui sont restées bloquées à 45°. Constatant la gravité, j’appelle Kiki qui était 50
mètres devant. Tout de suite, il me dit que ce n’est pas grave, que ça lui est déjà arrivé et qu’il faut tout remettre en place pendant que c’est chaud. Il faut tirer un coup
sec. Je ne fais pas le fier à ce moment là ! Je tire d’abord légèrement, puis Kiki me dit d’insister plus fort. Ce que je fais et tout revient en place. Nous ne trainons pas et je pars
soulagé.
Nous rencontrons une ou 2 petites difficultés avant le Puy de Dôme et dans une nouvelle descente, Kiki s’échappe de nouveau. Il est dans un grand jour le coach ! Je le laisse partir, l’arrivée est encore loin et je ne veux pas me griller. Le 2ème approche. Par contre, cette foi-ci, il fait vraiment le trou car le terrain est plat pendant plusieurs km, ce qui me fait pester un peu. J’en ai un peu assez de courir à une allure soutenue.
Km 30, 2ème ravitaillement au pied du Puy de Dôme. Quand j’arrive, Kiki est déjà prêt à repartir. Notre course commune va s’arrêter ici. Je lui fais signe de continuer sans moi. Tout
va bien pour moi, j’ai le moral. Je commence à me ravitailler (tucs, cantal, saucisson …) et je remplis ma poche à eau. Puis, comme par magie, je vois Gilles débouler. Il
s’arrête très peu et à l’air en pleine forme. Nous repartons en même temps. Je l’informe que Kiki est parti il y a 5 minutes environ. Il entame la montée du Puy de Dôme à une sacrée allure (en
marchant tout de même). Moi à côté, j’ai l’air d’un escargot. Gilles me dit de ne pas essayer de le suivre et de monter à mon rythme. Il a raison et c’est ce que je fais. Très vite, il disparaît
dans un virage. Je ne le sais pas encore, mais je ne le reverrai qu’à l’arrivée ! La montée est très longue (2,5 km) et m’éprouve physiquement (c’est la première fois que je dois monter une
côte aussi longue). Plus je monte et plus il y a de vent. La température chute au fur et à mesure des virages. En revanche, ce qui est très sympa, c’est que la descente se fait
par le même chemin que la montée et je croise donc durant mon ascension les 15 premiers environ de la course dont Widy que je suis très heureux de croiser. J’arrive enfin au sommet. Le vent
souffle fort et j’ai très froid. Je suis en train de puiser dans mes réserves. Nous devons faire le tour du sommet et à l’autre bout, j’aperçois Kiki. Je suis pointé en 75ème position,
c’est déjà bien. Je prends le temps d’admirer les paysages, c’est magnifique ! Bon, il ne faut pas que je m’éternise. J’amorce prudemment la descente. Je ne suis pas rapide. Je manque énormément d’expérience dans ce
domaine et depuis Ambazac je les appréhende quelques peu. Au détour d’un virage, je croise Vincent qui a trouvé compagnie auprès des copains de l’ultr’amical 86. Je suis rassuré, je sais qu’il
est entre de bonnes mains. Puis sur la fin de la descente, je croise Pascal qui est en compagnie de Pierre-Henri. Je suis également rassuré pour eux surtout pour Pascal pour qui c’est son premier
ultra trail. Personne n’est tout seul sauf moi, mais ce n’est pas grave. J’aime aussi les courses en solitaire.
Km 40, 3ème ravitaillement en bas du Puy de Dôme. Je recharge complètement les batteries. Je mange tout ce qui se présente devant moi. Sucré, salé… Heureusement que mon estomac ne me fait pas de misère, pour ça, j’ai de la chance. J’en profite aussi pour faire quelques étirements. Je me sens mieux et je suis prêt à repartir. J’en profite encore pour prendre un peu à manger que je grignote en marchant. Mon arrêt a duré 10’ à 15’ au moins. Je me retrouve dans un groupe assez hétéroclite car certains sont plus rapide que moi dans les descentes et vice et versa. Donc on va assister à un joli chassé/croisé dans le classement jusqu’au prochain ravito. J’avoue que cette 2ème partie du parcours me convient mieux. Il y a moins de chemins boueux et beaucoup plus de monotraces et encore quelques belles côtes à gravir. Je me sens bien, sauf qu’il ne faut pas se déconcentrer, sinon c’est la chute. N’est ce pas ! Et bien oui, encore une, la 2ème pour aujourd’hui. Celle-ci est plus spectaculaire et je n’ai aucun bobo. Je repars aussitôt. Un trailer me double en me congratulant pour ma belle chute. Je rigole et lui souhaite une bonne fin de course. Plus loin, je fais part de mon émerveillement de cette 2ème partie du parcours et des paysages rencontrés à un autre trailer. Manque de bol, c’est un anglais qui parle très peu français. Nous faisons quelques km ensemble sans parler, puis je le distance.
Km51, 4ème et dernier ravitaillement. J’arrive un peu émoussé et en plus j’ai encore faim ! Encore une fois, je dévore tout ce qui se présente sous mes yeux. Je me change et je mets mon maillot noir du PEC (il ne va pas rester dans le sac toute la journée tout de même !) et mon coupe vent dans mon sac. Il fait relativement doux. Je fais quelques étirements et je repars. Je me suis encore arrêté 10’ à 15’. C’est long, je sais, mais à ce moment de la course, le classement m’importe peu, je veux juste être « finisher », ce qui est déjà bien pour un premier ultra trail non ?
Après le ravito, je me sens bien. Je suis seul et il y a personne pour m’accompagner. De temps en temps je double quelques coureurs du marathon qui me paraissent être plus des randonneurs que
trailers ! J’ai de nouveau une très bonne allure sur le plat. Au bout d’un moment, je sens quelques gouttes. Il commence à pleuvoir. Je me recharge en glucose et je poursuis ma route sur un
large chemin où d’un seul coup je ne vois plus de rubalises ! Je me suis égaré ! Allez hop demi-tour ! Personne ne m’a suivi. Au bout de 300 m, je revois des concurrents. Avec ce
temps gris et ce printemps qui n’est pas encore présent, il est vrai que certaines rubalises se confondent dans les branches, mais c’est surtout dû à un manque de vigilance de ma part. J’ai dû me
perdre au moment où je mangeais. Au final, çà me fait 600 m de plus de parcouru. Ce n’est pas grave, sauf gros pépins je sais que je vais rallier l’arrivée. Après cette petite mésaventure, je
remets mon coupe vent car il y a une petite averse. Quelques km plus loin, c’est de nouveau la chute ! Cette fois-ci, j’en ai assez et je peste. Je ne plus lucide. J’espère que c’est la
dernière ! Je suis retombé sur mon doigt, mais rien de grave. La douleur se fait tout de même ressentir. Dans une descente, je double Jackie la compagne à Widy. Elle m’a l’air un peu à la
peine. Je l’encourage. Quelques km plus loin, j’aperçois Sophie, Lydie et Philippe qui sont là pour prendre des photos. Ca fait très plaisir. Je sais que l’arrivée n’est pas loin et que je vais
être « finisher ». Je suis heureux.
J’aperçois le château de Tournoël qui surplombe la ville de Volvic et surtout, je double un concurrent qui nous a bien embêtés quand je faisais course commune avec Kiki. Mais, plus loin, il y a encore un long faux plat à négocier que je parcours en
grande partie en marchant à bonne allure. Lui, comme à son habitude préfère courir et me redouble une nouvelle fois. Il reste très peu de km et mon objectif est de finir devant lui. J’arrive à le
rejoindre et dans une descente avec de nombreuses marches (ça j’adore !), je le dépasse de nouveau. Je suis dans Volvic et il reste 1 km environ. Je mets une bonne accélération et il ne peut
pas me suivre.
L’arrivée s’effectue dans le complexe sportif. Je suis tout simplement heureux. J’ai l’impression d’avoir fais la course que je souhaitais. Je reçois les félicitations de toute l’équipe du PEC qui est déjà arrivée. Je suis content pour Kiki et Gilles qui ont fait une magnifique course. Je suis heureux pour Vincent et Pascal qui ont réussi à boucler leur 1er ultra trail ! Bravo les gars !
Voilà, ça me fait 2 points supplémentaire pour un éventuel UTMB en 2013. Il me manque 3 points que je vais tenter d’acquérir le 30 juin 2012 en courant l’Ardennes Méga Trail. 88 km, 4800 m de dénivelé positif et le tout en autosuffisance (uniquement de l’eau sera fournie aux ravitaillements). C’est encore un peu loin, et avant il y aura « les chemins du Mellois » le 14 avril et la Pastourelle le 26 mai.
Ce samedi 11 février avait lieu la reconnaissance des 1000 marches réservée aux organisateurs et aux bénévoles de la course qui aura le 24 mars.
Comme maintenant je fais parti de l'Ultramical86, j'étais donc au rendez-vous ce samedi à 21h30 par - 13°c afin de découvrir le nouveau parcours d'un peu plus de 40 km avec de nouveaux escaliers au programme! Nous partons en deux groupes: 1 un peu plus lent emmené par Thierry Pintureau et un 2ème un peu plus rapide dirigé par Guy Rontard.
le "départ" est donné après une traditionnelle photo. Je pars dans le groupe de Guy. Nous sommes 5. les premiers km se font à une allure soutenue malgré la neige sous nos pieds. Nous découvrons les premiers escaliers de "Jappe chien" vers le 3ème km environ puis après les escaliers du viaduc. Rappelez-vous l'année dernière c'étaient les deux derniers escaliers de la course et cette année se sont les deux premiers. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises puisque parcourons les rues désertes de St Benoit pour rejoindre les escaliers de la poste et ceux situés vers le parc du Gravion où nous longeons un chemin bien plaisant (l'année dernière cette partie était bien au programme de la course et avait été zappée par tout le monde...)
Nous arrivons à la Mérigotte et les premières grosses difficultés ne vont pas tarder à arriver. Nous franchissons les escaliers de la Madeleine au bout de presque 1h de course et un peu plus de 9 km. Nous faisons une pause thé que nous a préparé un membre de l'ultra'mical qui nous attend en haut des marches. 5 minutes d'arrêt et nous repartons avant de geler sur place.
Maintenant les escaliers, les côtes et les descentes vont s'enchaîner pendant un bon moment. Nous descendons la rue Jean Brunet, remontons la rue du cuvier, puis nous descendons les escaliers du diable. Nous traversons le pont Achard et là je découvre un des nouveaux escaliers au programme cette année. Nous sommes dans un quartier où il y a plein de côtes et escaliers. je me fais même avoir en glissant sur une belle plaque de verglas. je me retrouve le cul par terre et heureusement sans bobos. Finalement, au bout d'un moment, nous nous retrouvons aux escaliers des druides que nous descendons puis nous nous retrouvons aux escaliers de la cité Sainte Jeanne que nous devons grimper pour cette année. Ceux là, j'aurais préféré les descendre, ils sont vraiment difficiles à monter. De plus, il faut tout de suite enchaîner avec d'autres escaliers qui prolongent ceux que nous venons de monter.
Maintenant, çà redevient un peu plus roulant pendant 1 petit km où nous arrivons au "trait Tabouleau" qu'il faut descendre pour cette année. Il nous faut faire très attention car à certains endroits c'est très glissant et la pente est raide. Nous nous retrouvons sur l'avenue de Paris et nous nous dirigeons vers les escaliers du Porteau que nous montons tranquillement. Nous venons d'enchaîner beaucoup de difficultés et le parcours va devenir un peu plus plat pendant deux km environ jusqu'à la rue des 4 cyprès qu'il faut monter pour cette année. Pour ceux qui connaissaient le parcours de l'année dernière vous aurez deviné que la cueille aiguë n'est pas loin. Eh bien cette année, il y aura qu'une toute petite partie qu'il faudra descendre, car il existe un chemin un peu technique qui descend sur la rue de Montbernage. Avec ce froid extrême, les quelques marches situées à la fin de la descente sont entièrement verglacées et il faut mettre les mains de chaque côté des murs pour pouvoir finir la descente sans encombre.
Nous sommes pas loin des escaliers des dunes, mais nous reviendrons dans le coin un peu plus tard et nous prenons la rue de la croix rouge, puis nous arrivons vers les feuillants. Là d'autres escaliers nous attendent, puis nous arrivons à la rue la plus étroite de Poitiers: la rue des caillons. Celle-ci fait à peine 1 mètre de large!
Nous arrivons ensuite en bas de la grande rue et nous allons attaquer la partie du centre ville en montant la rue de la cathédrale. nous traversons la place notre dame, de la liberté puis nous remontons la rue de la chaîne et nous passons devant le palais de justice. Nous descendons à suivre, une rue qui nous mène au TAP (pas encore inondé!!), les escaliers des coloniaux, puis nous remontons les escaliers de la gare.
Nous traversons la place de la préfecture et la place d'armes refaites à neuf dans le cadre du chantier "coeur d'Agglo".C'est quand même magnifique et surtout sans voiture!
Le parcours se poursuit dans la ville et nous arrivons au baptistère Saint Jean. Les escaliers des dunes sont proches. Mais avant il faut monter le boulevard Coligny (pas entièrement) et descendre les escaliers de la rue Cornet.
Les escaliers des dunes se présentent enfin à nous vers le 29ème km. Comme je suis toujours en forme, j'en profite pour les gravir en marchant à bonne allure avec Widy.
Comme l'année dernière, nous descendons la rue des dunes et remontons la rue de la pierre levée et cette fois-ci, nous continuons par la droite pour nous retrouver en haut de la rue du faubourg du pont neuf. Les organismes commencent à être fatigué pour certains et il reste encore une bonne dizaine de km. Nous descendons la rue du pont neuf et nous tournons sur la rue de la chatonnerie. Ca grimpe dur! Enfin nous atteignons un chemin qui va nous mener sur la rue Pasteur, puis nous arrivons sur le pont saint Cyprien. Nous prenons un nouveau sentier pour arriver aux escaliers du chemin du tison. Ceux là, ils sont courts et raides.
Nous longeons le boulevard sous Blossac et nous descendons le chemin de la cagouillère puis nous remontons sur l'avenue de la libération par le chemin de Trainebot. A ce moment, Guy nous annonce qu'il ne va pas bien et qu'il préfère s'arrêter chez un ultra'micaliste qui habite sur le parcours. Comme la fin du circuit est ensuite inchangée par rapport à 2011, il me demande de reprendre les rennes de notre petit groupe. Nous en profitons aussi pour faire une petite pause et nous réchauffer avec une bonne tisane bien chaude.
C'est qu'il ne faut pas trop s'arrêter car après c'est très dur de repartir. Finalement notre groupe d'ultra'micaliste devient un groupe PEC, puisqu'il reste Gilles, Widy et moi. Ça fait plus de 4h que nous sommes parti et j'aimerais bien arriver avant 5h de course, mais nous devons de nouveau stopper car la frontale de Gilles est HS et il faut changer sa batterie. Avec le grand froid qu'il y a, ça se décharge à une vitesse grand V.
Nous ne sommes pas loin de l'arrivée et nous traversons le quartier de Bellejouanne puis nous nous retrouvons de nouveau sur l'avenue de la libération. Il n' y a plus de difficulté. Nous prenons le chemin de l'ermitage puis la grosse descente qui se situe juste après le chemin du tout vent et nous arrivons enfin à notre lieu de départ en un peu plus de 5h où nous attend Guy avec une bonne soupe pas très chaude, mais qui nous fait du bien quand même.
Ce nouveau parcours est magnifique, exigeant et pour les coureurs du 24 mars prochain, je conseille la plus grande prudence sur les 2/3 du parcours, car sinon vous risquez de le payer et de ne plus avoir de jus sur la fin.
Une nouvelle reco est prévue dimanche 19 février ouverte à tout le monde (partie ville seulement). Toutes les infos sur le site des 1000 marches : ici
En 5 ans d'existence, je participais pour la 3ème année au trail du miosson. Chaque année je suis toujours en pleine forme, mais cette année, ce fût bien différent.
En effet, pour commencer, j'arrive légèrement en retard sur la ligne de départ et je n'arrive pas à me placer comme je le souhaite. De plus, il y a encore plus de monde que les années précédentes. J'arrive à partir avec Alexandre et notre but est de rejoindre Alain et de se caler à sa foulée car il démarre lentement ce qui lui permet de souvent bien finir.
Mais dès les premières foulées, je sens que je ne pourrais pas accélérer comme je le souhaite, ma douleur sous la fesse ne me gène pas, mais j'ai l'impression de ne pas avoir de "jus".le terrain est très boueux. Je prends sur moi et je suis Alex. Nous doublons pas mal de personnes, mais toujours pas de Alain en vue.
La séparation avec les coureurs du 8 km arrive enfin. Il y a vraiment trop de coureurs sur cette course. Maintenant, on va pouvoir enfin s'exprimer! Enfin c'est ce que je pense, car mes jambes ne répondent pas. Je laisse partir Alex qui est en meilleur forme que moi.
Vers le 14ème, chose un peu anormal, je redouble des coureurs que j'avais déjà doublé quelques km auparavant. Finalement, il y a un groupe qui a du se tromper de chemin ou bien c'est nous. Je n'arrive toujours pas à l'expliquer. Déjà que physiquement, je suis juste et cet incident me mine le moral. Je ne suis pas content et je ronge mon frein. Autre chose anormale, je vois Alain qui me double, mais lui sait qu'il s'est égaré. je lui dit que je ne suis pas en forme et il me laisse. Je trouve le temps long, j'ai l'impression de ne pas avancer et j'ai hâte que la dernière partie du parcours arrive. J'ai vraiment mal aux cuisses et l'idée d'abandonner me traverse l'esprit pendant quelques minutes. De plus, comme j'en ai un peu l'habitude, je fais une belle chute. Je me relève et pas de bobos à signaler. Je repars.
Je rejoins Jérome ROUSSEAU un copain du PEC après le 16ème km. Je lui fais part de mon état et il me remonte un peu le moral, mais physiquement je ne suis pas au mieux et je le laisse repartir. Il me faut très vite changer de stratégie car à ce rythme je ne finirais jamais ces 23 km.
Je fais rapidement l'analyse de la situation et c'est vrai que j'ai repris l'entraînement que depuis le début du mois de janvier et qu'au mois de décembre, j'ai très peu couru à cause de ma blessure et la naissance de ma fille. Donc, il est tout à fait normal que je sois juste physiquement.
Finalement, je me dis que je vais finir tranquillement et peu importe le chrono. Le moral va mieux et je rejoins et double Jérome dans la douleur car j'ai mal aux cuisses.
Je finis ce trail boueux dans la douleur. C'est la première fois que je fais une course dans de telles conditions (moral et physique)
Maintenant, je sais à quel niveau je me situe et le travail qu'il reste à accomplir en vue du Trail du VULCAIN le 4 mars prochain. Il y a du boulot!!!!
En terme de course à pieds, l'année 2011 a été tout simplement exceptionnelle.
Tout d'abord, parlons chiffres. C'est la première fois que je cours autant sur une année:
Records et performances:
2 records pour l'année 2011:
Performances:
Mes 3 plus beaux souvenirs de courses:
"Coucou, vous ne me connaissez pas encore et pourtant je viens de parcourir un ultra de 34 semaines. Je me présente, je m'appelle Romane et le personnage la dessous c'est mon papa:
Ah oui vous voyez qui c'est maintenant! C'est ce "grand fou" comme dit maman qui cours!! 2011 aura été une grande année pour lui. Il s'est découvert un potentiel pour le trail en terminant 5ème des 1000 marches. Puis, il a voulu tenter l'aventure sur un grand trail en juin où il a admirablement bien figuré. Enfin, il s'est entrainé tout l'été pour les 24h de St Maixent l'école où il termine péniblement et dans la douleur. je m'en souviens j'y étais dans le ventre de ma maman que voici:
Maman est beaucoup plus sage et pratique le badminton. Elle met toujours la raclée à papa (on ne peut pas être bon partout)! Quand elle peut, elle accompagne "son chéri" sur les courses pour l'encourager et prendre des photos.
Et puis il y a moi. Personne ne s'attendait à me voir aussi rapidement. Je viens de battre un record!!! Il est vrai que je redoutais les barrières horaires de 9 mois et comme j'étais bien
affûtée, j'ai pris tout le monde de vitesse. Allez je vous montre ma petitre bouille:
Maintenant, place à la récup. Je mange, je dors, je fais bronzette dans la couveuse. il faut que je reprenne des forces. Tout comme, maman et papa qui ont du mal à se remettre de leurs émotions.
Je vous dis à bientôt et attendez-vous à me voir sur les pistes d'athlé d'ici quelques mois, euh non quelques années!"
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